Des universités « usines à diplômes »
16 avril, 2008
Deux articles récents, parus dans « La Presse » (et relayés par Tétoine), m’ont glacé le sang.
« Nos universités, usines à diplômes » (14 avril 2008)
À grands coups de gueule dans les journaux, professeurs et étudiants disent régulièrement tout leur mépris pour la médiocrité des universités qui seraient devenues des machines à diplômer.
« Plus d’étudiants, plus de revenus » (15 avril 2008)
Campagnes de pub, promesses de bourses, nouveaux programmes, pavillons neufs : les universités ne négligent rien pour attirer le plus grand nombre d’étudiants, au point où certaines en accusent d’autres de jouer dans leurs platebandes.
On lit également d’autres horreurs dans ces articles. Heureusement, ça se passe loin d’ici tout ça, au Québec. Pour l’instant au moins.
Mais attention, ça pourrait aussi être l’avenir de nos universités, devenues « libres et responsables »…
RSS
18 avril, 2008 at 14:20
Au Québec aussi il est rare que cette problématique est abordée de front. Mais c’est le cas avec cet article. La structure de financement engendre une compétition entre les universités (financement par tête de pipe) et beaucoup d’étudiants réagissent ces temps-ci dans les journaux, car le gouvernement a dégelé les frais de scolarité, afin de s’inscrire dans la logique des autres provinces canadienne et des États-Unis. Selon moi, il ne faut pas oublier par contre que la marchandisation du savoir est un phénomène mondial.